Interview : ARCHE

Arche pochette 2

Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils sont décalés, comme sortis tout droit d’une faille spatio-temporelle. Ils s’appellent Arthur, Félix, Josselin, Nicolas et à eux quatre, ils forment Arche. On a voulu en savoir plus sur ce jeune groupe lyonnais.

Arche pochette 1

Heure Bleue : Revenons au tout début, comment est né Arche ? 

Josselin : Avant Arche, on avait un autre projet musical, Phylémon qui nous a permis de rentrer au conservatoire de Lyon. C’est un cursus sur trois ans. On a appris pleins de trucs, on s’est formés au chant… On a expérimentés pleins de choses. Ça a été un super tremplin. Ensuite, on a fait une campagne de KissKiss BankBank pour enregistrer un premier EP.

Arthur : A ce moment là, on s’est rendu compte que la musique qu’on voulait faire n’était pas tout à fait celle là. Au conservatoire, on s’est trouvé notre identité sonore. Arrivé au studio, on a un peu craqué. On a passé trois semaines l’été 2018, quand il faisait 45 degré à Lyon, dans la chambre de Felix à composer, à réécrire les morceaux, les réarranger. C’est là qu’on a décidé qu’on allait tout changer. On l’a officialisé en mai 2019, pour le Off des Nuits Sonores, notre première date en tant qu’Arche.

Heure Bleue : C’est pas mal pour une première !

Nicolas : C’est cool oui ! Le conservatoire, c’était un accompagnement de projet. Du coup, on nous trouvait des dates et on a pu jouer dans des endroits cool comme le Marché Gare. Il nous font rencontrer le réseau lyonnais, en tant que groupe lyonnais, c’est top. On a fait nos premiers pas aux studios, les enregistrements sans parler de la partie management, de la structuration de ton projet… C’est hyper complet, c’est vachement bien.

Arthur : C’est vrai ! On a bossé l’image…

Heure Bleue : D’ailleurs, l’image, c’est décalé, faussement travaillé ?

Josselin : Y’a un coté cool dans nos visuels puisque qu’avec l’équipe, on est tous copains. Du coup on est assez naturels à l’écran. Je pense que c’est un peu le truc qui fait que ça marche. Sur le tournage du clip, on s’est vraiment tapés des barres. Je pense que ça se voit et ça se sent que ce n’est pas calculé.

Heure Bleue : Au départ vous aviez un univers assez sombre, avec pour influence Joy Division, maintenant ce qui revient le plus c’est l’onirisme, le rêve, vous êtes d’accord ?

Arthur : C’était voulu dans la refonte de projet de faire quelque chose de pop solaire, très frais. On partait de quelque chose de vachement plus sombre. On voulait vraiment faire la scission entre les deux projets.

Heure Bleue : J’ai lu que Rimbaud était votre gourou, pourquoi ne pas écrire en français du coup ?

Josselin : C’est con, mais c’est compliqué. L’importance des chants de l’écrit en anglais et en français, n’est pas la même. C’est plus simple d’écrire en anglais parce que c’est plus imagé. C’est beaucoup moins précis que le français donc, on se laisse plus facilement porter. On veut vraiment que les gens qui écoutent notre musique se l’approprie et que ça les oriente sur une pensée, un souvenir.

Arthur : Ça laisse un autre niveau de lecture, d’interprétation.

Heure Bleue : Avec la sortie de votre EP, Le A, vous enchaînez pas mal de dates

Josselin : Oui, on commence avec la Release Party au Groom, le lendemain on joue pour le Grand Mix de Radio Nova aux Halles Faubourg. C’est déjà complet, mais on  sera en direct sur Radio Nova en direct donc on passera dans toute la France. On participe aussi au Ninkasi Musik Lab. Cursus lyonnais, assez cool où ils nous mettent pas mal en avant. Puis on a pas mal de choses qui se profilent sur Paris, Annecy, Bourg-en-Bresse. C’est cool !

Heure Bleue : Le Ninkasi Music Lab, c‘est un peu dans la continuité de votre parcours au conservatoire ?

Josselin : Carrément ! C’est un accompagnement avec des professionnels pendant un an. C’est bien d’avoir des structures comme ça, surtout à Lyon. C’est super sympa d’avoir le retour direct de professionnels. C’est aussi ça qui manque quand t’as un projet, c’est de ne pas avoir des experts pour te dire ce qui manque ou non. Toi t’es dedans, t’as pas forcément le recul sur ce que tu fais. C’est plutôt cool d’avoir des conseils d’experts.

Arche visuel

Heure Bleue : Ça à l’air très horizontal chez vous. Ce n’est pas la configuration classique du leader qui s’exprime pour tout le monde. C’est comme ça pour tout ? Vous écrivez un peu tous ? Vous chantez un peu tous ? Vous composez un peu tous ?

Felix : On essaye de faire tout à quatre dans le processus de création.

Arthur : On finalise tout à quatre. On valide tout, ensemble. Le morceau qui va ressortir, on en est tous satisfaits sinon on le valide pas. Dit comme ça, ça fait très union soviétique ! (rires) En plus on arrive à être tous assez complémentaires. On arrive tous à apporter notre pierre à l’édifice. On arrive tous à y trouver notre compte.

Nicolas : Si t’es sur scène et que tu joues un morceau qui ne te plait pas, ça fait un peu chier quoi. C’est notre son à nous quatre. C’est pas le son d’un seul arrangé par les trois autres. C’est le résultat de nous, d’une amitié, d’une fraternité. C’est beau ! (rires)

Heure Bleue : Jouer à Lyon, c’est particulier pour vous ?

Arthur : Lyon c’est la maison. On espère qu’il y aura le public et qu’on va pouvoir se donner à fond pour eux. Faut vraiment que les gens profitent de la Release Party, après on va surtout jouer en dehors de Lyon. Et puis ça sera l’occasion de nous voir en petit comité, d’avoir cette connexion avec le public. Ça risque d’être assez exceptionnel dans le sens où on sera vraiment proche du public, avec des gens qui nous suivent depuis le début, ça va être électrique.

Nicolas : Surtout qu’entre notre live et studio c’est quand même très différent.

Heure Bleue : C’est-à-dire ?

Nicolas : On aime en live que ça soit un peu plus rock, un peu plus psyché et qu’à l’écoute en streaming, ça soit plus pop, plus produit.

Arthur : C’est une vraie volonté, quitte à perdre des gens qui s’attendent à un coté très pop qu’on garde quand même, mais on a vraiment envie de dire qu’il y a une scission entre ce que vous écoutez chez vous et ce que vous allez entendre quand vous allez venir nous voir. On a eu une révélation en allant voir Mac de Marco à l’épicerie moderne. Clairement, tu ne vas pas voir des groupes en live pour écouter le CD, mais pour qu’il se passe des trucs, qu’il y ait des connexions.

Felix : On ne retrouve pas la même énergie dans l’album que sur scène. Sur scène on a besoin de transmettre notre énergie au public et de récupérer la leur. Si c’était juste des productions de sons, on se ferait un peu chier. Même entre nous, il se passe quelque chose.

Heure Bleue : Vous écoutez quoi en ce moment ?

Josselin : Marble Arch qui sont dans la même maison d’édition que nous, Echo Orange, j’ai écouté et c’est vraiment très très bien. Sinon, j’aime beaucoup David Bowie. Son côté androgyne, ça me parle beaucoup. Et puis, Periods, trois nanas hyper féministes, hyper engagées. Ça fait trop du bien d’écouter des trucs comme ça. Déjà des groupes de nanas, t’en vois pratiquement jamais et… Grosse claque !

Felix : Je dirai Toro y Moi en ce moment, Gustav Holst dans un autre style…

Arthur: Folk9 ! C’est un groupe thaïlandais et c’est assez drôle parce qu’ils ont un délire dans l’esthétisme qui nous ressemble un peu.

Heure Bleue : Votre concert ideal ?

En chœur : Le Point Éphémère à Paris !

Arthur : C’est ce dont on rêve vraiment, c’est tellement une salle emblématique par rapport aux projets qu’on voit passer là-bas. Ça serait top !

Merci à Arche et en attendant le Point Ephémère, on ira les voir au Groom pour la Release Party avec Rouuge.

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