Musique

Rencontre avec Folamour

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Bruno aka Folamour a eu la gentillesse de nous accorder une interview exclusive sur l’Heure Bleue. L’artiste lyonnais et co-fondateur du label Moonrise Hill Material nous ouvre les portes de son univers musical coloré à base de House Music.

D’où vient le nom Folamour?

Le nom vient du film de Kubrick Dr. Folamour qui est un film sur la folie de l’Homme et c’est un film que j’adore. Quand j’ai commencé à réfléchir j’avais déjà eu plusieurs noms et je n’en trouvais pas un qui me convenait. Puis celui là, je le trouvais assez sympa car il brouillait un peu les pistes sur le style musical. Après un nom c’est toujours compliqué, il y a toujours des périodes où tu en as marre, où tu as envie de changer. Mais en ce moment ça va (rire)

Quand je me suis mis à mixer ça ne me chauffait pas de produire sur un ordinateur, c’était une étape compliquée.

Parle-nous du projet autour de Folamour…

Ça faisait un moment que je mixais en soirées, j’ai fait beaucoup de musique quand j’étais petit. Je faisais de la batterie, de la guitare et de la basse entre autres.
Quand je me suis mis à mixer ça ne me chauffait pas de produire sur un ordinateur, c’était une étape compliquée. Et puis pendant un moment j’ai eu une période où j’étais bloqué chez moi et je me suis lancé. A partir de ce moment là, j’ai eu envie de me consacrer à fond dans la musique et c’est ici que le projet Folamour est né.

Comment as-tu découvert ton style musical et cette passion pour la House Music?

J’ai toujours eu une passion pour la musique samplée, pour la musique qui se base sur d’autres morceaux. Que ce soit la French Touch, qui est clairement un style basé sur le sample, ou même le hip hop.
Au final ça c’est fait naturellement, ce que j’écoute le plus ce sont des musiques qui sont parfaites à utiliser pour faire de la House. J’aime tellement le Jazz et la Funk que mon choix c’est fait automatiquement sur la House. Je produis aussi du hip hop à coté car c’est la même manière de travailler.

Je peux être aussi influencé par du rap américain, comme Drake. Ou encore du rap français avec Booba, je n’ai pas de limites.

Quelles sont tes influences?

Mes influences commencent dans les années 70 avec Sun Ra en Jazz. Il y a eu Prince ou Marcus Miller en Funk. Puis les années 90 avec la House pure de Moodyman, Kerry Chandler, Glenn Underground et ensuite il y a les influences de maintenant comme Leon Vynehall et Max Graef.

Je cherche énormément de vieux sons, j’ai fait le tour d’une bonne culture. Mais je ne m’inspire pas que du old school. Tous les 6 mois tu as un nouveau groupe de gens qui font quelque chose d’incroyable, c’est bien de s’inspirer de ça aussi. Ils ne m’influencent pas forcément musicalement. Par exemple, Max Graef ou Leon Vynehall, je ne fais pas du tout la même musique qu’eux mais c’est leur façon de réfléchir qui m’intéresse. Ils vont plus loin ils mélangent les genres. Ils vont mélanger le hip hop, la House, le Jazz.

Au final, je ne me préoccupe pas trop de ce qui m’influence. Avec Moonrise Hill, mon label, on s’influence même entre nous. Je peux être influencé par du rap américain, comme Drake. Ou encore du rap français avec Booba, je n’ai pas de limites. Tant que la production est bonne et qu’il y a du travail je prends.

J’essaye de faire du son tous les jours, c’est super important. C’est comme quand tu es sportif, si tu n’en fais pas tous les jours tu ne t’entretiens pas.

A quoi ressemble une journée dans la peau de Folamour ?

Alors moi je suis un robot, mes journées sont tout le temps les mêmes (rire). Généralement j’aime bosser le matin, je me lève tôt. J’écoute un peu de son, ce qui sort ses derniers temps. Plutôt un travail de DJ en écoutant les morceaux du moment. Je vais chercher des vieux morceaux, écouter du vieux jazz, de la Funk. Apres je bosse de 10h jusqu’a 20h sur de la production. En ce moment je bosse sur un live, donc j’alterne.

Dans la journée je vais écouter ce qu’on nous envoi pour le label. Ce que les autres du label proposent pour leur sortie. J’essaye de faire du son tous les jours, c’est super important. C’est comme quand tu es sportif, si tu n’en fais pas tous les jours tu ne t’entretiens pas.

Ma vraie volonté serait d’amener des instruments dans mes prestations.

Quel va être l’objectif des lives que tu prépares?

Le projet de départ était de relier mes morceaux entre eux, les assembler est faire quelque chose d’intéressant. Essayer de créer une cohérence et raconter une histoire.

Ma vraie volonté serait d’amener des instruments dans mes prestations. Pour le moment je travaille sur la structure et après je rajouterai les instruments.

On a commencé à chercher des artistes et on a reçu des projets vraiment intéressants.

Sur ton label, Moonrise Hill Material, vous êtes combien?

On est 4 fondateurs : Ethyene, Kaffe Crème, Okwa et moi même. On est là depuis le début, on a réfléchi le projet ensemble.

On a commencé à chercher des artistes et on a reçu des projets vraiment intéressants. Nous allons ouvrir un peu le label. Pour le moment on préférait se concentrer sur nous. On avait tellement de projets à sortir qu’on avait largement de quoi faire sans se presser.

Vous cherchez des artistes lyonnais ou de toute la France?

Il y aura des lyonnais, des gens de l’entourage comme Labat par exemple un membre du crew Groovedge, le disquaire dans les pentes de la Croix-Rousse. Il sortira certainement quelque chose avec nous. On a aussi des artistes de Paris, un ami à moi de Londres.
Au début, le label a été crée pour sortir nos productions mais il y a des gens qui nous envoient des morceaux super intéressants, on a envie de pouvoir leur faire de la pub, de les sortir sur vinyle. Pour le moment, nos 3 sorties vinyles du label sont parties très rapidement donc ça commence bien.

On a toujours évolué dans le milieu des soirées et DJ lyonnais.

On vous retrouve souvent dans les soirées lyonnaises…

Oui, on tourne beaucoup. Etienne (Ethyene) mixe moins car son univers c’est la production. Emeric (Okwa) est celui qui joue le plus à Lyon. Depuis quelques années, il fait plein de dates, c’est un super DJ donc on le retrouve partout. Victor (Kaffe Crème) comment à bien tourner également. Au final tout le monde dans le label est actif, ça fait longtemps qu’on tourne, on a tous été à Lyon pendant des années. On a toujours évolué dans le milieu des soirées et DJ lyonnais.

J’admire la programmation du Sucre. C’est l’endroit où il y a le plus d’artistes que j’aime vraiment.

Quel endroit tu fréquentes le plus sur Lyon en tant que spectateur ?

Mon endroit préféré à Lyon c’est la Maison Mère. C’est le club qui me ressemble le plus. C’est de la Funk, de la Soul, du hip hop, de la House. J’ai ma résidence là-bas, c’est comme la maison pour moi. A chaque fois que je vais là-bas, je sais que je vais m’éclater.

J’admire la programmation du Sucre. C’est l’endroit où il y a le plus d’artistes que j’aime vraiment. Même mes amis qui sont de gros producteurs, quand ils passent à un endroit c’est au Sucre.

De temps en temps j’aime aller au Club Transbo quand il y a un bon artiste comme il y a quelques mois quand Theo Parrish est venu pour une soirée avec Encore.
Mais je ne sors plus trop, ça m’arrive une fois tous les 3 ou 4 mois quand il y a vraiment un artiste exceptionnel. Avec les dates, les week-ends je n’ai plus le temps de sortir. Je préfère vraiment sortir quand un événement déchire comme Theo Parrish ou au Sucre quand il y a eu mes potes de DKO, un crew de Paris, qui étaient là en live.

Mon rêve d’avant, c’était de jouer au Rex à Paris, j’ai eu l’occasion de jouer là-bas en janvier donc je l’ai coché sur ma liste !

Quel est le lieu où tu rêverais de jouer ?

Mon rêve d’avant, c’était de jouer au Rex à Paris, j’ai eu l’occasion de jouer là-bas en janvier donc je l’ai coché sur ma liste !
Les jardins suspendus à Marseille, un club en plein air qui s’est monté il y a quelques années. Et à Paris la Concrète, ça me parait assez évident. Et puis La Machine du Moulin Rouge aussi ça m’emballerait vraiment.

Qu’est-ce qui te donne envie de jouer dans des lieux comme ça?

Pour moi c’est un mélange entre la programmation et le public qui fréquente le lieu. Puis évidement la salle et sa qualité sonore.
Que ce soit pour les Jardins Suspendus, La Machine du Moulin Rouge ou Concrète, on retrouve ces 3 éléments, ces lieux sont fous.

Je pense qu’il y a les endroits, que les organisateurs font leur travail et que le public lyonnais est assez éduqué. Mais je suis quand même déçu qu’il n’y ait pas plus de House.

Que penses-tu de la vie nocturne sur Lyon par rapport à Paris ?

Je pense qu’il y a les endroits, que les organisateurs font leur travail et que le public lyonnais est assez éduqué. Mais je suis quand même déçu qu’il n’y ait pas plus de House. Il y aura plus de House quand il y aura plus de gens qui voudront en écouter. Pour le moment c’est un peu bloqué. Mais ça va bouger. Il y a un an et demi, il y avait une obsession pour la Techno, maintenant il commence à avoir un engouement sur la Disco et la Funk.

Pour une ville comme Lyon, on a quand même pas à se plaindre.

Ma prochaine sortie, c’est un EP qui sortira chez Délicieuse Musique.

Des infos croustillantes à nous partager sur tes futures productions ?

Mi-avril est sorti mon EP “Oyabun” sur Moonrise Hill Material, disponible sur Youtube, sur le Soundcloud du label et du mien.

Ma prochaine sortie, c’est un EP qui sortira chez Délicieuse Musique. Il sortira courant juin, c’est un 5 titres, pour le moment rien n’a été lancé nul part. il y a quelques morceaux que j’avais déjà mis dans des mixtapes et joués dans des sets enregistrés.

Après ça bascule sur septembre, on refait un vinyle avec le label sous forme de compilation avec 4 artistes différents.
J’ai un album sur le label parisien Skylax qui se prépare pour 2017 et j’ai un EP sur La Chinerie qui va sûrement se faire.

Où est-ce qu’on pourra te retrouver prochainement ?

Ce samedi, pour les Nuits Sonores, je joue avec le label toute la journée à l’Ayers Boat. On ne sait pas encore si c’est à l’intérieur ou sur la terrasse mais il y aura une scène centrale et les gens pourront se promener autour toute la journée. On va jouer entre 8 et 10h d’affilées avec tout le label Moonrise Hill.
Puis j’ai ma résidence à la Maison Mère le 12 mai, si on ne m’a jamais vu c’est le moment de venir me découvrir, je mixe plus de 6 heures d’affilées !

Merci à Folamour pour nous avoir accordé cette interview !
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